Arts, Cinéma et Spectacles
Spectacle vivant
L'Affaire Daewoo c'est celle de l'implantation d'usines en Lorraine, à grands renfort d'aides publiques, puis de leur fermeture 10 ans plus tard lorsque les subventions sont épuisées. Des centaines de salariées sont laisées sur le carreau. François Bon et Charles Tordjmann écrivent et montent une pièce de théâtre afin de perpétuer la voix des ouvrières et faire entendre le besoin de dignité de l'être humain.
«Dans la pénombre d'une salle de spectacle, des visages écoutent... Qu'est-ce qu'on entend ? Des voix, des cris, une femme pleure, un homme se souvient. Quelques lumières s'allument... Une femme chante un air d'opéra.
Une tour se dresse devant nous, vide, désossée. Une vraie rue, mille vies possibles.
Pour quelques jours, des acteurs et un texte sont aux prises avec ce lieu géant, avec la question sociale qu'il pose.»
Dirigée par Vincent Colin, une troupe de dix-sept seniors bretons, présente un spectacle sur un montage de textes, d'Aristote à Montaigne, en passant par Tchekhov, La Fontaine, Molière ou Verlaine… L'aventure de l'atelier "Poivre et sel" a commencé il y a trois ans avec la parution d'une petite annonce dans la presse locale. Arrivés gris, voûtés, l'expérience en a fait redresser le dos à plus d’un de la troupe. Cette rencontre avec le monde de la vieillesse permet au réalisateur de porter un regard sur la place des personnes âgées dans notre société.
“Je lui ai dit : ”Myriam, raconte-moi une histoire”. Elle en avait les larmes aux yeux. Raconter des histoires, c’est précisément ce qu’elle aime. Elle s’appelle Myriam Mallié. Elle est une de nos meilleures conteuses.
Et elle m’a parlé de Gilgamesh, “l’homme qui ne voulait pas mourir”, qui est allé “au delà du bout du monde” pour rencontrer Utanapishti, le héros du Déluge, et obtenir de lui le secret de la vie sans fin...
Je ne sais pas vous, mais moi je n'avais jamais mis les pieds dans un festival de marionnette.
Pourquoi ? Je ne sais pas.
Peut-être parce que naïvement je pensais que les spectacles de marionnettes étaient destinés uniquement aux enfants et que j'avais peur de m'y ennuyer. Peut-être aussi que le souvenir des facéties de guignol avaient pour moi quelque chose d'infantilisant.
Or cette année en franchissant les portes d’un théâtre mon regard a changé...
La pièce de théâtre « Le Diable en partage », plonge le spectateur dans une violence qui semble sans limite. L’auteur, Fabrice Melquiot, raconte l’histoire de l’explosion d’une famille pendant la guerre de Yougoslavie, et pose le problème d’une société civilisée qui bascule dans la barbarie. Le documentaire d’Alain Guillon juxtapose cette pièce, la parole de l’auteur, des images d’actualité et nous emmène dans les abîmes de souffrances d’une guerre civile d’aujourd’hui. « Théâtre de guerre » une réflexion sur la représentation de la guerre au théâtre, un regard sur la pensée de l’auteur, à un moment dans son parcours d’écriture.
Ce film fait la chronique de la compagnie du théâtre d'ombre Amoros et Augustin. Depuis 1976, année de sa création, la Compagnie Amoros et Augustin reste attachée à l’univers du théâtre d’ombres qui a ouvert son parcours. Mais il a très tôt situé sa recherche au croisement des arts plastiques, de la performance, du théâtre visuel et des musiques de scène et il l’étend aujourd’hui à l’écriture avec une attention particulière mais non exclusive au monologue, à la chronique voire à la chanson
Portrait du comédien Claude Duparfait qui travaille depuis de nombreuses années avec le metteur en scène Stéphane Braunschweig.
Oscillant entre les entrailles d’un théâtre où le comédien répète seul le texte de “Prométhée enchaîné” d’Eschyle, des tours d’immeubles de Gennevilliers et la nature verdoyante d’une maison à la campagne, ce film nous fait découvrir le métier de comédien comme un chantier permanent où tout se renouvelle sans cesse...
A tout prix est le résultat de trois ans de tournage au cours desquels j’ai suivi la Compagnie "Tout Fou To Fly" dans son processus de création du spectacle "Orfeu".
Le film est la retranscription la plus juste possible du quotidien des artistes, de la générosité dont ils font preuve et de toutes les émotions traversées avec eux.
A tout prix est un hommage à tous ceux qui évoluent dans le monde du cirque et, plus largement, du spectacle vivant.
« Tout ou rien » : l’aspiration du pasteur Brand à une vie juste ne peut souffrir de limitation. Il est prêt à tout pour être fidèle à son idéal, emmenant mère, femme et enfant dans la tornade de ses sacrifices. Mais qu’est-ce que cette guerre qu’il mène contre la médiocrité d’un petit monde perdu au fond des fjords ? Un rappel héroïque à la nécessité de s’élever ? Ou un extrémisme dangereux, porteur de destruction ? Le désir de Brand d’être un sauveur ne cache-t-il que sa volonté de puissance ?
Captation de la pièce de Molière.
Mise en scène de Stéphane Braunschweig,
Filmé au Théâtre National de Strasbourg (TNS)
Le Misanthrope a toujours fasciné acteurs et metteurs en scène. C’est avec la troupe du TNS que Stéphane Braunschweig a choisi de se confronter, pour la première fois, au répertoire classique français. Il voit en Philinte et Alceste les deux faces d’un même personnage, tiraillé entre la nécessité d’être adulte et la difficulté de le devenir. C’est peut-être d’ailleurs cette immaturité que le Misanthrope partage avec Célimène : le « tout ou rien » d’Alceste trouvant son pendant exact dans l’incapacité de celle-ci à assumer un choix... Ce que nous raconterait alors cette histoire d’amour impossible, c’est la difficulté pour chacun de s’adapter à la réalité.











