Dziga Vertov

Dziga Vertov

Dziga Vertov, de son vrai nom Denis Arkadiévitch Kaufman, naît à Bialystok le 2 janvier 1896. Appartenant à une famille de libraires, il est l’aîné de trois enfants dont les deux cadets, Mikhaïl et Boris, deviendront cameramen. En 1915, la famille Kaufman s’installe à Moscou. L’année suivante, Denis part pour Petrograd où il suit des études de médecine en neuropsychologie. En 1917, le jeune homme crée le « laboratoire de l’ouïe » à travers lequel il expérimente l’enregistrement et le montage des sons. De retour à Moscou, il entre au Kinonédélia, le premier journal d’actualité russe. Réformé du service militaire, il tourne des films sur la guerre civile et participe à la propagande menée à travers le pays par le train d’« agit-prop « Révolution d’Octobre ». En 1922, en compagnie de Mikhaïl Béliakov et de son frère Mikhaïl Kaufman, Vertov crée le groupe des Kinoks et lance le journal d’actualités Kinopravda. L’année suivante, il épouse la monteuse Elizaveta Svilova. Le premier film des Kinoks, Kinoglaz, sort en 1924. En 1925, le cinéaste signe En avant soviet ! qui retrace l’histoire de Moscou de 1918 à 1925. En 1926, il tourne La Sixième Partie du monde dans lequel il propose une vision d’ensemble de l’URSS opposé au monde capitaliste. En 1927, Vertov quitte les studios de Moscou pour ceux de la Vufku à Kiève. Dans ce nouveau cadre, il tourne près du barrage du Dniepr La Onzième Année, dont le titre renvoie à l’anniversaire de la Révolution russe. En 1929, il termine un projet longtemps retardé, L’Homme à la caméra, dont il avait commencé le tournage à Moscou en 1926. En désaccord sur le montage final, Mikhaïl Kaufman quitte le groupe des Kinoks. En 1930, le cinéaste réalise Enthousiasme, son premier film sonore et sa dernière collaboration avec la Vufku. En 1934, pour le dixième anniversaire de la mort de Lénine, il signe Trois Chants sur Lénine. La même année en avril se tient le premier congrès des écrivains d’Union soviétique au terme duquel Andreï Jdanov définit le concept de « réalisme socialiste » qui deviendra l’esthétique officielle de l’URSS. En 1937, Berceuse rend hommage à la femme soviétique dans son rôle de mère. Le film cède au culte de la personnalité en multipliant les plans de Staline. En 1938, Trois Héroïnes montre la place des femmes dans la défense militaire. À partir de 1941, Vertov réalise des actualités de guerre. Il ne renonce pas cependant au cinéma comme le montre À toi en 1943, un film patriotique qui prend la forme d’une correspondance entre une femme et son fiancé au front. En 1947, Vertov signe son dernier film, Le Serment de la jeunesse. L’année suivante, lors d’un procès intenté par Staline aux intellectuels, il est accusé de « cosmopolitisme ». À partir de 1944, Vertov n’est plus que conseiller du journal d’actualité Novosti Dnia. Il meurt d’un cancer de la gorge en 1954.

Films de Dziga Vertov

Soviet, en avant !
Témoignage cinglant de l’URSS en construction, ce film inconnu, car controversé, est cependant une des pièces maîtresses de Dziga Vertov.

Soviet, en avant !

Soviet, en avant ! s’annonce comme un film précurseur des grands documentaires russes. Témoignage cinglant de l’URSS en construction, met le nouveau régime en place face à ses ambitions économiques et ses promesses pour le peuple.

L' Homme à la caméra
" Je suis le ciné-oeil. Je suis l'oeil mécanique."

L' Homme à la caméra

Dans ce film sans acteur, le cinéaste russe Dziga Vertov parcourt un espace quotidien qu'il transfigure et réinvente en un chef-d'oeuvre inoubliable.

Dziga Vertov
Un coffret de référence, pour découvrir l’œuvre d’un grand maître.

Dziga Vertov

Voici les quatre chefs-d’œuvre de Dziga Vertov, pionniers du cinéma soviétique, dans de nouvelles restaurations, proposées par Lobster Films, la Cinémathèque de Toulouse (qui fête son 50° anniversaire) et le EYE Film Institute (Amsterdam).

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