Films de Sylvain Bouttet

Un jour la rue
Un jour la rue

Comme un reporter-photo, je marche dans les rues d’un centre-ville. Je ne m’intéresse qu’aux gens immobiles, debout ou assis, à ceux qui ne marchent pas : les punks, les bateleurs, les clochards, les paumés, les grévistes, les enquêtrices, jeunes, vieux, calmes, agressifs, bavards, discrets, du matin au soir, au gré des rencontres de ceux qui peuplent les centres-villes.
“Un jour la rue”, c’est chez nous, partout. C’est une parenthèse chez nos semblables. Un regard sur ce qui arrive à côté de chez nous, sur ce qui se passe au quotidien, la banalité, pourtant si vivante.


Quand on est mort, c'est pour combien de dodos ?
Quand on est mort, c'est pour combien de dodos ?

Un film sur la parole qui soulage. Les mots qui font du bien, de la simple attention à l'écoute analytique, en passant, on peut le revendiquer, par la rigolade.

L'endroit, une aile de CHU. La population, des femmes en blanc et des enfants leucémiques. Au milieu, perdus ou rassurés, des parents. Une envie : écouter les enfants et les grands. Un parti-pris : la vie, malgré tout.


Une enfance en absence
Une enfance en absence

Toul ar C'hoat (Châteaulin / Finistère) est un lieu d'accueil pas comme les autres. Des adolescents y vivent une scolarité adaptée au rythme que leur impose leur maladie : l'épilepsie.
Ils y séjournent parce que l'école, les copains, mais aussi la famille, ne parviennent plus à apporter le réconfort nécessaire, paralysés par l'angoisse de l'inconnu que véhicule cette maladie aux multiples facettes, sourde et invisible.