Philippe Pétain, "Résistances" - 8 (117 mn)

Entretien avec Leonard Smith historien américain

- Pour les Etats Unis, à Verdun, Pétain un grand chef français. Une grande partie des Américains étaient pour les Alliés, mais il y avait de forts courants progermaniques. Pour moi, les historiens ont éxagéré les différences entre Pétain et les autres généraux… Il y avait des différences - Pétain avait une réputation de prudence. Quand la guerre a commencé, cela a été très mauvais pour les français. Il y a eu une épuration des généraux et Pétain a été très rapidement promu. Il n'est pas considéré comme un génie mais comme un commandant compétent.
- En 1916, on l'appelle pour prendre le commandement de Verdun, mais je n'y vois pas un coup de génie stratégique. Verdun est une bataille très intéressante, mais comment peut on parler de victoire française ? A la fin de 1916, le succès se résume à ne pas perdre la guerre, mais cela pose problème car on ne peut pas gagner une guerre simplement en ne la perdant pas. Le désastre prévisible du Chemin des Dames. Pétain était très charismatique avec ses yeux bleus perçants. Il avait une présence visuelle. De mon point de vue, on ne sait pas comment son esprit fonctionnait, c'était un homme qui restait très fermé
- Les Allemands n'ont pas pris Paris, c'est une victoire, mais ils ont pris le Nord Est de la France. Verdun a été une victoire car Verdun n'a pas été pris, mais il y a eu 200.000 morts et les lignes étaient les mêmes à la fin de la guerre de Verdun qu'au début. Verdun est devenu le symbole de la résistance française, il est curieux que ce soit devenu aussi important. Foch était le véritable chef et Pétain a été éclipsé. Des hommes très ambitieux...
- Pétain avait un plan qui devait commencer le 15 novembre 1918 et c'est resté un plan. Chaque jour de plus dans la guerre avait un coût politique et le poids de la France sur la table des négociations, rétrécissait au profit des Américains. Même en novembre 1918 on se demandait si une telle initiative pouvait réussir. La préoccupation de Pershing est de garder l'indépendance de l'armée américaine Beaucoup des soldats américains étaient illettrés et non formés. Pour Pétain, l'armistice était trop tôt. Au moment de la parade, ce sont les mutilés qui ont défilé, ensuite les généraux. Pétain était une figure majeure sur la scène et ensuite c'est le seul qui est resté vivant
- Il a offert en 1940 une sorte de stabilité. Les années 30 (…) Vichy (…) Réflexions contemporaines. La poignée de main avec Hitler, il a décidé de rencontrer Hitler. Sur les influences des courants politiques en Europe . Il s'est trouvé face à un rôle exceptionnel à jouer. Ce sont les circonstances traumatiques de 1940 qui lui ont permis de franchir la ligne. Ronald reagan … sur l'état de conscience de Pétain Je pense que Pétain est resté conscient jusqu'au bout. Sur un fascisme à la française - le fascisme français ne parlait pas d'une seule voix. Les Allemands ne souhaitaient pas le fascisme en France. Sur Roosevelt et son antisémitisme en 1940.

Entretien en anglais, partiellement traduit

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