Films de fiction
Cinéma classique
En 1902, Georges Méliès tourne Le Voyage dans la Lune, dont nous connaissons tous l’image célèbre de l’obus dans l’œil. Ce film muet, tourné en noir et blanc, fut le premier succès mondial de l’histoire du cinéma, l’équivalent de Avatar aujourd’hui, et le chef-d’œuvre de Méliès, l’inventeur des effets spéciaux et le premier magicien du cinéma.
La découverte d’une miraculeuse copie en couleurs, malheureusement partiellement décomposée, est le début d’une épopée pour retrouver l’éclat incomparable de ce joyau, la restauration la plus ambitieuse jamais entreprise pour un film.
Le décès de son père oblige un homme à reprendre l'entreprise familiale de prêts à la construction, qui permet aux plus déshérités de se loger. Il entre en conflit avec l'homme le plus riche de la ville, qui tente de ruiner ses efforts. Au moment où il approche de la victoire, il égare les 8 000 dollars qu'il devait déposer en banque. Le soir de Noël, désespéré, il songe au suicide. C'est alors que le Ciel dépêche à ses côtés un ange de seconde classe, qui pour gagner ses ailes devra l'aider à sortir de cette mauvaise passe...
Jeune mineur du nord de l’Angleterre, Franck Machin vit dans une chambre de bonne. Il tombe fou amoureux de sa logeuse Margaret, une jeune veuve ravissante. Son destin bascule le jour où il devient joueur vedette du club de rugby local. L’argent coule à flot, les femmes lui courent après... mais les honneurs ne parviennent pas à calmer la colère de cet homme rageur, séducteur et brutal. Surtout quand la belle Margaret se refuse à lui...
Le menuisier Gepetto taille un pantin à partir d'une belle pièce de bois. Comblant les voeux du pauvre artisan, une fée transforme le pantin en petit garçon.
Chaque fois que Pinocchio se montre rebelle et mal élevé, il est puni par la fée. Pinocchio redevient une marionnette dont le nez s'allonge démesurément, proportionnellement à l'effronterie de ses mensonges...
Par un soir d’hiver, à Nottingham, Colin Smith et son comparse cambriolent une boulangerie et s’enfuient avec la caisse. Le jeune Colin est arrêté et aussitôt envoyé en maison de redressement. Là, le directeur va vite découvrir ses talents de coureur de fond. Il en fait son favori et le soumet à un entraînement intensif.
Inspiré d’une nouvelle d’Alan Sillitoe, cette œuvre unique, dans la veine du Free Cinema anglais, est une féroce dénonciation de la violence sociale.
Dans les rues de Kristiana en 1890, un jeune écrivain tente de survivre en faisant publier ses textes.
Essuyant refus et humiliations, il déambule à bout de ressources. Ses promenades interminables, sa quête désespérée de travail, ses espoirs insensés, ses rencontres avec une jeune femme éblouissante et inaccessible, les ombres même de la ville, tout est contaminé jusqu’à l’absurde par cette obsession fondamentale, lancinante, omniprésente : la faim
Ce classique de la télévision anglaise fut regardé par un quart de la population lors de sa diffusion en 1966 et souleva l’indignation nationale. Une semaine après, l’association d’aide au sans-abri « Shelter » était créée.
Pourquoi ?
Qu’est-ce qui bouleversa tant les Anglais ?
Arthur Seaton est par excellence le « working class hero » des jeunes hommes en colère anglais des années 60. Karel Reisz signe là une œuvre majeure, un succès phénoménal qui ouvre la voie du réalisme social britannique. Un cinéma qui parle, sans mépris ni angélisme, de la classe ouvrière qui jusque là n’avait pas souvent le droit à la parole – ni à l’image.
Jo, une petite collégienne un peu gauche, vit à Manchester avec sa mère Helen qui se soucie plus de se trouver un nouvel amant que de s’occuper de sa fille. Un soir que sa mère l’a mise dehors pour vivre une nouvelle aventure amoureuse, Jo vit une brève idylle avec un marin noir qui repart dès l’aube. Enceinte, et abandonnée par sa mère qui s’est mariée, elle rencontre Geoffrey, un jeune homosexuel qui lui propose de vivre à ses côtés. Mais la mère ne l’entend pas de cette oreille.
Malgré la présence des SS et une évocation de la tragédie d’Oradour, Le Sauveur n’est pas un film sur l’Occupation. Michel Mardore a transcendé la réalité historique et ne l’a utilisée que comme toile de fond, ou plus exactement comme support à ce qu’il estimait devoir être avant tout la description d’une entreprise satanique...
Juin 1940. C’est l’exode, la fuite vers le sud. Les routes sont sillonnées d’autos, de camions, de voitures à chevaux et de piétons... Les troupes allemandes avancent, tandis que l’armée française se replie sur la Loire.
A l’écart d’une route, à quelques kilomètres de Saumur, une ferme isolée et désertée... Seule Maria, fille de ferme et orpheline, a choisi de rester pour soigner les bêtes. Parce qu’elle n’a rien à perdre. Mais elle ne sera pas seule longtemps. Des civils s’arrêtent tour à tour et s’unissent pour essayer de passer la Loire malgré les bombardements. Pauvres, riches, honnêtes ou pas, les voilà tous unis devant l’adversité.
Paty Berger, un adolescent de bonne famille s’éprend de Linda, une tendre et sulfureuse prostituée. Le collégien, d’abord sévèrement puni par son père, va chez son grand-père qui se montre plus compréhensif. Celui-ci parvient à convaincre la belle de s’éloigner de ce jeune candide. Mais le souteneur s’y oppose farouchement, voyant là une manne inattendue...
Paty finit par le tuer accidentellement. Paty et Linda se montreront alors tour à tour très courageux.












